Osée 4:6 « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance »

57483968connaissance-pngOsée 4:6 « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J’oublierai aussi tes enfants. »

‎ נִדְמוּ עַמִּי, מִבְּלִי הַדָּעַת: כִּי-אַתָּה הַדַּעַת מָאַסְתָּ, ואמאסאך (וְאֶמְאָסְךָ) מִכַּהֵן לִי, וַתִּשְׁכַּח תּוֹרַת אֱלֹהֶיךָ, אֶשְׁכַּח בָּנֶיךָ גַּם-אָנִי

On se pose généralement la question de savoir pourquoi le manque de connaissance aurait-il pu être une pierre d’achoppement pour le peuple alors que précisément d’autres passages stipulent au contraire que trop de connaissance enfle?
Exemple (1 Corinthiens 8:1b-3)
1b…-La connaissance enfle, mais la charité édifie. 2 Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître. 3 Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui.

Alors?

Faut-il oui ou non avoir de la connaissance pour avoir la Vie? Et de quelle connaissance s’agit-il ?

Le savoir en hébreu se dit :
1847 da`ath ‎דַּעַת n m/f : connaissance, savoir, dessein, involontairement, sans intention, vouloir, connaître, vérité, intelligence, aveuglement, folie, science, réflexion, sagesse, … ; (93 occurences).
1. connaissance.
a. perception, adresse.
b. discernement, compréhension, sagesse.

Dieu dit au peuple que :

le peuple sera détruit si :

– Il n’a pas la connaissance, la perception, l’adresse (avoir de l’adresse dans les mains c’est-à-dire dans le combat spirituel)
– le savoir, c’est-à-dire connaître mais aussi avoir des compétences spirituelles
– Il n’a pas de dessein, autrement dit il n’a pas de but dans sa Vie
– Il subit la Vie : involontairement, sans intention (s’il ne s’occupe pas de sa vie, c’est la vie qui s’occupera de Lui)
– Il n’a pas de volonté, de vouloir,
– Il ne connaît pas la « vérité » (Yeshoua a dit Je suis la Vérité),
– Il n’a pas d’intelligence (en hébreu « bina » c’est l’un des 2 caractères ou attributs de Dieu en l’occurrence du Saint Esprit, la Rouah HaKodesh)
– Il est aveuglé (l’aveuglement est un adjectif lié au figuier desséché),
– Il est fou (Israël est un Etat jeune, comme un enfant et la folie est dans le cœur de l’enfant et la verge de la correction l’en éloignera  (Proverbes 22:15), ce qui laisse penser pourquoi tant d’épreuves et de persécutions sont attachées au peuple hébreu nouvellement restauré en 1947),
– Il rejette la science,
– Il rejette la réflexion,
– Il rejette la sagesse (caractère attribué au Messie)

Quand on regarde le sens des lettres racine du mot דַּעַת on peut aussi affirmer que le peuple n’a pas :
– La porte du salut (Dalet)
– Le regard sur Dieu (ayin)
– La marque, la signature, l’empreinte de la croix (La lettre Tav)
Ici La lettre qui « domine » le mot c’est le dalet c’est-à-dire la porte qui est Yeshoua

Mon peuple est détruit

L’expression « mon peuple est détruit » peut être lue de 4 manières différentes :

1. Mon peuple est égorgé, ravagé, réduit au silence
2. Mon peuple est irrésolu, (résoudre), il s’imagine, il pense; ressembler, comparer, juger, décider, paraboles. Mon peuple est « comparé », « ressemblé », « jugé », « décidé » : le peuple s’est imaginé que Dieu lui ressemblait, et est donc jugé à cause de sa propre convoitise.
3. Mon peuple est « sanguin », charnel, meurtrier, sanguinaire, ensanglanté; sang (du verbe אדם, être rouge), sang répandu, meurtre, crime d’homicide.
4. Mon peuple c’est la vigne de Dieu

1820 damah דָּמָה
une racine primaire verbale

  1. égorger, être perdu, être ravagé, dévasté, détruire, s’arrêter, silence, repos, c’en est fait ; (16 occurences) – cesser, couper, détruire, périr, être perdu, être ravagé, être perdu en égard à la théophanie
  2. résoudre, intention, projet, s’imaginer, penser, semblable, ressembler, comparer, juger, décider, paraboles ; (29 occurences) : être comme, ressembler à, comparable,  comparer, imaginer, penser, résoudre, se rendre identique à.

1824 demiy ou domiy דְּמִי ou דֳּמִי
nom masc – silence, repos, relâche ; (4 occurences), cessation, tranquillité, repos, silence, pause

1818 dam דָּם
vient de 1826 (comparer 119) ; n m – sang 342, meurtre 11, mort, sanguinaire, ensanglanté, carnage, mortalité, vigne ; (361 occurence).
1. sang (du verbe אדם, être rouge).
a. sang répandu, meurtre, crime d’homicide.
a. de la vigne (fig.).

Racine principale du sang

1826 damam דָּמַם
racine primaire silence, muet, arrêter, anéantir, relâche, à l’écart, se taire, confier, tranquille, périr, mort, détruire, repos, silencieux ; (30 occurences), être silencieux, être tranquille, attendre, être muet.

La raison de tout ça : « Par manque de connaissance »

1097 beliy  בְּלִי 

« Bli » vient de balah ; – pas, involontairement, sans le vouloir, faute de, sans, nul, affamés, desséchée, bien que, néant ; (14 occurences).
sans, pas de, ne pas, nul …

1086 balah  בָּלָה
une racine primaire – vieille, usé, détruire, tomber, passer, se consumer, lambeaux, s’évanouir, jouir, dépérir ;
1. passer, devenir vieux, s’user par le temps, par l’âge, vieillir, dépérir, tomber en décomposition, en pourriture. (Métaphore) la terre s’en ira comme un vêtement usé.
Es 51.6.
2. user complètement.
3. jouir, utiliser à fond.
a. (Piel transitif) faire vieillir, faire dépérir, user, consumer

Ici on sous entend que la connaissance tombe en lambeaux, est usée, vieille, dépérit, s’évanouit, est usée par le temps. On peut comprendre l’expression de 2 manières différentes : soit le peuple meurt parce qu’il n’a pas la connaissance, soit parce que la connaissance telle qu’elle était jadis, n’est plus ce qu’elle est : elle a vieillit, elle est tombée en lambeaux par manque de vie. Israël est considérée comme la terre « eretz » :
la terre s’en ira comme un vêtement usé

Conclusion

On est donc très loin de ce que disent certains selon lesquels :
* il ne faudrait pas chercher à avoir de la science
* Il ne faudrait pas étudier les textes bibliques, et encore moins l’hébreu,
* que toute forme d’enseignement est finalement sujet à polémique et qu’il vaut mieux croire comme des enfants et surtout ne pas en savoir de trop
D’autres affirment que la connaissance concerne uniquement la connaissance de La Torah et de la Loi de Moise mais au vu de l’hébreu, ce n’est pas du tout ça qui est dit

Étudions donc La Parole de Dieu tant que Dieu nous prête le souffle de Vie et… mettons en pratique la charité et l’amour.

365 prophéties messianiques

Le site « bibleprobe » Copyright 1998 -2014  BibleProbe.com diffuse en anglais 365 prophéties d’ordre messianique, à savoir des prophéties qui annoncent la venue du Fils de Dieu. Les accomplissements de ces prophéties sont ajoutées avec leur référence biblique.
Les prophéties des textes hébreux trouvent leur accomplissement dans les Ecrits messianiques (dits autrement Brit Hadasha ou Nouvelle Alliance. ou Nouveau Testament). C’est le caractère de la prophétie d’être comprise « par la Foi ». Cela signifie que quelqu’un qui n’a pas la Foi ou qui est incroyant ne croira jamais la prophétie et la remettra toujours en question. Devant tout prodige ou miracle, l’incroyant se trouvera de bonnes « raisons » de ne croire ni en Dieu ni dans les miracles et encore moins dans la naissance miraculeuse du Fils de Dieu. Lire la suite

Troupeau de brebis ou meute de loups?

Le saviez-vous?
Les loups représentent de manière symbolique tout le contraire du peuple de Dieu.
Le peuple de Dieu est représenté dans la Bible par un troupeau de brebis guidées par le Bon Berger. Celui-ci est devant et les brebis qui l’aiment le suive.

Voici comment est constitué une meute de loups:

Les 3 premiers en tête sont vieux et malades, ils marchent en avant pour régler le rythme du groupe en cours de course afin qu’ils ne restent pas derrière eux.
Les 5 prochains sont les plus forts et les meilleurs, ils sont chargés de protéger la face avant en cas d’attaque.
Le groupe au milieu est toujours protégé contre toute attaque.
Les 5 derrière eux sont également parmi les plus forts et les meilleurs; Ils sont chargés de protéger l’arrière en cas d’attaque.
Le dernier est LE LEADER. Il s’assure que personne ne soit laissé derrière. Il conserve le groupe unifié et sur le même chemin. Il est toujours prêt à courir dans n’importe quelle direction pour protéger et servir de «garde du corps» à l’ensemble du groupe.

Amen Ve amen 

Le mot amen n’est ni chrétien ni catholique ni arabe. Il est hébreu. Amen אָמֵן signifie « vérité », « en vérité », vérité, assuré, établi, ainsi soit-il ! oui !, approbation, d’accord, entendu, certainement, assurément, parfaitement.La racine de ce mot est « aman » 539 אָמַן signifie – croire, confiance, éprouver, fidèle, foi, longue durée, stable, opiniâtre, établi, gouverneurs, nourrice, nourricier, supporter, confirmer, soutenir, piliers, supports de porte.

Nombres 5 : 22 « et que ces eaux qui apportent la malédiction entrent dans tes entrailles pour te faire enfler le ventre et dessécher la cuisse ! Et la femme dira : Amen (‘Amen) ! Amen (‘Amen) ! »

Deutéronome 27 : 15 « Maudit soit l’homme qui fait une image taillée ou une image en fonte, abomination de l’Eternel, oeuvre des mains d’un artisan, et qui la place dans un lieu secret ! Et tout le peuple répondra, et dira : Amen (‘Amen) ! »

Deutéronome 27 : 16 « Maudit soit celui qui méprise son père et sa mère !-Et tout le peuple dira : Amen (‘Amen) ! »

De nombreux mots dérivent de la racine comme p.ex. amanah אֲמָנָה l’alliance, le salaire fixe, le pacte, le support financier, le support d’un accord,

omen אֹמֶן « fidèlement », fidélité, vérité

omnah אָמְנָה apporter, nourriture, élever, entraîner, éducation, tutelle

omnah אָמְנָה « il est vrai »

omnan אָמְנָם véritablement, vraiment, sûrement, oumnan en effet, vraiment, véritablement

Amnon,אַמְנון le fils ainé de David qui a violé sa sœur Tamar et puis qui a été assassiné par Absalom (2 Samuel 13:1-22) signifie « fidèle ». Dieu en lui donnant ce nom avait certainement des projets pour lui.

Omanah 547 אֹמְנָה signifie linteaux, pilier, supports d’une porte confirmant ainsi que tout est supporté par la fidélité.

Et puis il y a l’emouna (foi) (530) אֱמוּנָה ou אֱמֻנָה qui a la même étymologie que le terme ‘Ouman’, un ‘artisan’ ou un ‘artiste’.

ד הִנֵּה עֻפְּלָה, לֹא-יָשְׁרָה נַפְשׁוֹ בּוֹ; וְצַדִּיק, בֶּאֱמוּנָתוֹ יִחְיֶה

Emounah אֱמוּנָה ou אֱמֻנָה signifie: fidélité, vérité, fidèle, probité, fonctions, foi, direction, service, accompli, sûreté, … ; fermement, fidélité, constance, le devoir accompli, vérité, probité (loyauté). On retrouve 49 fois l’emounah, autant de fois qu’il y a de jours entre la fête de Pessah et la fête de Shavouot, Lorsque l’on compte l’omer on peut à chaque fois louer l’Eternel pour sa fidélité.

Il est d’usage dans le langage courant en Israël lorsqu’on est d’accord de dire אמן « amen ». Et pour insister vraiment en vérité comme dans le Psaume 41:14, on ajoute en plus « ve amen »

יד בָּרוּךְ יְהוָה, אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל–מֵהָעוֹלָם, וְעַד הָעוֹלָם: אָמֵן וְאָמֵן 

Psaume 41:14 « Loué soit l’Eternel, Dieu d’Israël, d’éternité en éternité! Amen et Amen! »

Matthieu 25:40 « je vous le dis en vérité,toutes les fois que vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de mes frères ,c’est à moi que vous l’avez fait »

Jean 6:46 « C’est que nul n’a vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu; celui-là a vu le Père. 47 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle. »

Jean 5:24 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. »

Lorsque dans les textes messianiques, Yeshoua disait « en vérité, en vérité », en fait il disait « AMEN VE AMEN. 

Dans אָמֵן וְאָמֵן le « VE » est une conjonction de liaison, de coordination. Ce « VE » s’écrit avec la lettre VAV, elle symbolise la croix. En effet la lettre a pour signification le clou, l’agrafe, le croc.

La signature avec du sang

Toute alliance dans la Parole de Dieu a toujours été signée avec du sang : le sang de l’alliance. 

Lorsque Yeshoua ou quiconque dit « amen ve amen », il est en train de confirmer ce qu’il dit par la signature de La Croix, le clou. Le VAV signifiant « clou, crochet, agrafe, à chaque interpellation de ce mot dans le texte, on met en avant le sacrifice de Yeshoua HaMashiah. 

Le VAV représentant le sacrifice du Messie, on y voit comme une confirmation par le sang de la fidélité de l’Eternel. Mais pas de fidélité de Dieu sans l’alliance du sang, l’alliance de la circoncision, l’alliance du sacrifice

La Loi ou La grâce?

Loi_et_grace_724_480_80La Loi dit « tu ne tueras pas », « tu ne voleras pas », tu ne pêcheras pas. La grâce dit : si tu as péché tu dois être condamné, c’est inévitable : il faut payer! La grâce dit : tu dois payer oui c’est vrai mais si tu crois en moi je t’en libères.
Il n’y a donc pas de grâce sans Loi !

On entend souvent des chrétiens dire « vous, vous êtes « sous » La Loi parce que vous célébrez le shabbat ou les fêtes de l’Eternel ou d’autres activités.
Alors je dis, ok: mais si tu supprimes la Loi de Moise, alors tu dois aussi supprimer la grâce puisque la grâce est déterminante uniquement « parce qu’il y a d’abord condamnation ».
La miséricorde de Dieu ne peut fonctionner que si la Loi t’a d’abord condamné au préalable.
Si donc tu rejettes la Loi, alors tu es obligé de rejeter aussi La grâce, n’est-il pas vrai?

L’atome dans la Bible

AtomeL’atome dans la Bible

L’atome est cité dans l’une de nos versions chrétiennes, la Louis Second du Proverbes 8:26 « Il n’avait encore fait ni la terre, ni les campagnes, ni le premier atome de la poussière du monde ».
Pourtant, comme on s’en doutait un peu, ce mot «atome» n’est ni hébreu ni biblique.
La version hébraïque exprime les choses autrement :

« avant que Dieu eût fait la terre et ses vastes espaces, la masse des glèbes du sol.»

La Bible Semeur :

« Dieu n’avait pas encore formé la terre et les campagnes ni le premier grain de poussière de l’univers.»

La Bible MARTIN :

« Lorsqu’il n’avait point encore fait la terre, ni les campagnes, ni le plus beau des terres du monde habitable.»

La traduction oecuménique TOB :

«alors qu’Il n’avait pas encore fait la terre et les espaces ni l’ensemble des molécules du monde.»

Aucune version ne peut évidemment transmettre le vrai message prophétique qui est caché dans l’hébreu, ce coffre au trésor merveilleux.

Ce message témoigne d’une révélation tout à fait particulière. Il désigne ici en réalité la « tête de la poussière », le « sommet de la poussière » : «verosh apharot» רֹאשׁ.

Ce nom masculin «aphar» (poussière) vient d’une racine du sens de secouer. L’expression « al lo asah eretz vehoutzot verosh apherot tevel » signifie évidemment bien plus que le simple atome de la poussière de la terre.
עַד-לֹא עָשָׂה, אֶרֶץ וְחוּצוֹת; וְרֹאשׁ, עַפְרוֹת תֵּבֵל
La poussière au singulier «aphar» עָפָר se dit au pluriel apharot. Cette poussière de la terre représente l’une des 3 postérités que l’Eternel a promises à Abraham :

Genèse 13 : 16 « Je rendrai ta postérité comme la poussière de la terre, כַּעֲפַר הָאָרֶץ en sorte que, si quelqu’un peut compter la poussière (kaaphar haeretz) de la terre, ta postérité aussi sera comptée.»

Les campagnes vehoutsot וְחוּצוֹת, viennent du mot singulier houts (2351) חוּץ ou חֻץ du nom masculin racine du sens de séparer dehors, hors, sortir, à, rue, campagne, si, champs, extérieur, en dehors de.

Les campagnes nous parlent de la moisson, du blé où l’on sépare le bon grain de l’ivraie.

Le monde tevel, תֵּבֵל est un nom féminin, univers, terre habitée, globe (de la terre), habitants (du monde). Ce mot vient de la racine yabal (2986) יָבַל qui signifie «apporter, amener, conduire, porter, mener, transporter, être porté au tombeau, passer, échapper, présenter, introduire, mener.

La phrase énigmatique « al lo asah eretz vehoutzot verosh apherot tevel » nous révèle une vision messianique : « Il n’avait pas créé de séparation entre le bien du mal, entre les ténèbres de la lumière, entre la nuit et le jour, il n’avait pas encore amené dans la terre, le chef (rosh) des hommes (qui ne sont que poussières : apharot), ce chef n’avait pas encore été transporté (yabal) au tombeau » de la terre.
Ce seul verset 26 du Proverbe 8 nous révèle tellement d’informations (la création de l’univers, la préexistence du Fils de Dieu (la sagesse hohmah), la venue du «chef» (rosh), la séparation (houts) entre les ténèbres et la lumière, la promesse d’un peuple, la nation juive (la poussière de la terre), d’une nation sainte, d’un pays), le sacrifice du chef et sa mise au tombeau, etc.) que l’on s’émerveille à l’avance pour les 35 autres versets de ce même proverbe.

Le saviez-vous? Esaïe 53:5-6 « blessé »

blessure

 » 5 Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. 6 Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. »

La traduction « blessé » n’est pas honnête : en fait, sur les 7 sens du mot, ce n’est, dans l’ordre, que la 6ème traduction possible du mot dont le premier sens est profané, souillé, pollué. Le sens « commencé », « débuté » passe même avant « blessé ».

blessé חָלַל (chalal) est une racine primaire dans sa forme grammaticale hébraïque au « poal » (passif du piel intensif)

Ce mot signifie exactement et dans l’ordre :

1. Profaner, souiller, polluer, commencer (Genèse 9 : 20 Noé commença (Chalal) à cultiver la terre, et planta de la vigne.)
2. Se souiller, se polluer
3. Violer une alliance, déshonorer
4. Profaner (le nom de Dieu)
5. Débuter
6. Blesser, percer, ennuyer, être tué
7. Jouer de la flûte ou du pipeau

Le mot chalal est généralement traduit par : Commencer, entreprendre, souiller, profaner, déshonorer, dès, violer, jouir, recommencer, premier, jouer, se mettre à l’oeuvre, être blessé, blesser, transpercer, fruits, morts, souffrir.

Il a été blessé comme quelqu’un qui « commence » quelque chose sans le poursuivre. Quand l’homme entame quelque chose, il ne peut l’amener à son accomplissement. Seul cet « agneau » a pu le faire à la perfection.

Il a été « profané », c’est-à-dire touché, travaillé par la main de l’homme, en quelque sorte, en considérant le travail de Dieu comme méprisant. Il faut bien préciser que nous sommes par définition « profanes », ce que nous faisons tous les jours est « profane », notre voiture, notre télévision, le travail pendant la semaine, toutes ces choses sont « profanes » car elles sont faites et utilisées par la main de l’homme : Exode 20 : 25 Si tu m’élèves un autel de pierre, tu ne le bâtiras point en pierres taillées; car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais (Chalal).

Il a été « violé » Lévitique 19 : 29 Tu ne profaneras (Chalal) point ta fille en la livrant à la prostitution, de peur que le pays ne se prostitue et ne se remplisse de crimes.
Lorsque nos traductions occidentales utilisent le sens « blessé », le texte réduit le sacrifice du Seigneur à la simple torture physique de la flagellation et de la mort cruelle sur la croix.
On oublie la chose principale : le Fils de Dieu est Saint Kadosh, il n’a pas connu le péché. Afin de nous délivrer du péché il a dû être profané pour « devenir » péché à notre place. Etant Dieu Eternel, de son état « naturel » de sainteté, pour nous, il a dû accepté d’être sali.
Aucun d’entre nous tous, humains, ne pouvons réellement comprendre l’horreur de la situation pour Lui qui n’a jamais connu le péché. Toute la souffrance physique n’est rien à côté de ce qu’il a dû subir spirituellement. Son âme qui était remplie d’amour pour les hommes a été brisée. Son cœur a été tellement choqué de ce qu’est le péché dans toute son horreur, qu’il n’a pu en supporter d’avantage.
On peut détailler d’avantage le côté pervers de la profanation en allant jouer de la musique pour augmenter encore plus la souffrance du stress du cœur humilié. Les nazis obligeaient des juifs musiciens à jouer des instruments pendant la torture et l’exécution de leurs frères.

Le jour du « Shabbat » ou « Sabba »

Petite leçon d’hébreu pour le jour du shabbat :
Juste une remarque pour ceux qui disent SABBA שָׂבַע au lieu de SHABBAT שָׁבַת
Le shabbat (avec un point à droite sur la lettre S) signifie repos, cessation d’activité alors que « saba » (avec un point à gauche sur la même lettre « S ») signifie satiété, rassasier, insatiables, manquer de pain, abreuver, satisfaire, abondance, apaiser, avoir son désir satisfait, avoir en excès, avoir à satiété, être las de.

A « shabbat » vous venez louer Dieu non pour vous-même mais pour Dieu alors que « saba » vous vous occupez en fait de votre propre nombril, de votre bien-être et non du bien-être de Dieu!

Psaume 118:24

ps118-24Psaumes 118:24 « C’est ici la journée (yom) que l’Éternel (YHVH) a faite (asah): Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse (giyl) et de joie! (samach) »

 זֶה-הַיּוֹם, עָשָׂה יְהוָה; נָגִילָה וְנִשְׂמְחָה בוֹ

Yom, c’est ici le temps, la période de temps qui est opposée à celle de la nuit, et c’est aussi ici la durée de toute une vie. Yom c’est aussi ce qui se différencie de la nuit grâce aux astres présents dans l’étendue du ciel. Il y a en tout 7 « yom » : tous différents l’un de l’autre du 1er au 7ème. Yom vient d’une racine du sens d’être chaud à cause de la clarté du soleil. Malgré toutes ces définitions, yom est une période de 24 heures.
Dieu qui est Maître du temps, nous fait la grâce de pouvoir bénéficier tous les jours de notre vie d’une période de temps de 24 h. Jour après jour, Il nous donne 24h à disposer librement mais il ne nous donne pas plus. Chaque jour qui nous est donné est un cadeau, une grâce de Dieu.

2 Corinthiens 6:1-2 « 1 Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain. 2 Car il dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut. »

« oubeyom yeshouah azartiha ».
« Au jour de yeshouah (délivrance, salut) je te délivrerai »

La journée, Dieu l’a faite (asah), l’a disposée, l’a acquise, l’a préparée, l’a façonnée. Dieu a « présenté » cette journée comme une offrande. « Asah » correspond autant à créer qu’à « donner du fruit » (Gen 1:11-12) et qu’a faire le bien ou le mal (Gen. 3:14). C’est un choix qu’il nous donne.

Deutéronome 30:18-20 « 18 je vous déclare aujourd’hui que vous périrez, que vous ne prolongerez point vos jours dans le pays dont vous allez entrer en possession, après avoir passé le Jourdain. 19 J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre: j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, 20 pour aimer l’Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t’attacher à lui: car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours, et c’est ainsi que tu pourras demeurer dans le pays que l’Eternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. »

Deux mots nous parlent de la joie : l’allégresse (giyl) et la joie (samach)

L’allégresse giyl, c’est se réjouir, avoir de la joie, plaisir, égayer, trembler, tressaillir de joie. L’autre mot samach signifie se réjouir, être heureux, se réjouir (d’une façon arrogante), exulter, se réjouir (religieusement), faire sa joie, remplir de joie, réjouissances, jouir du bonheur, joyeux, être dans la joie.

Giyl est un mot qui commence avec la lettre guimel qui signifie le chameau (gamel) cet animal endurant qui a été donné au peuple pour le transporter au travers des déserts. Dans les pires moments de solitude ou de désydratation, le chameau est sacrifié et pourvoit dans une quantité importante d’eau qu’il détient dans ses réserves nutritives. La lettre guimel est aussi gephen, la vigne (Gen 40:9), qui représente Israël, les étoiles devant le jugement de l’Eternel. Gephen est une racine du sens de courber. La vigne gephen est composée des ailes (gaph) et du poisson (noun) : les ailes du vent, les ailes de l’Esprit et le poisson qui nous parle de la pêche des âmes. Pour apporter à l’Eternel les âmes, il nous faut pouvoir le faire par les ailes du vent, le vent de l’Esprit.

L’impératif du verbe nous indique un ordre : que notre âme loue l’Eternel et se réjouisse. Nous ne pouvons pas nous commander à nous-même d’être dans la joie. C’est impossible.
Par contre c’est l’Esprit Saint, le vent de l’Esprit qui nous remplit de joie et d’allégresse. Raison de plus pour demander à Dieu le baptême du Saint Esprit.

Psaumes 142:8 « Tire mon âme de sa prison, afin que je célèbre ton nom ! »

A nous seulement d’obéir :

Psaumes 34:3

Que mon âme se glorifie en l’Eternel ! Que les malheureux écoutent et se réjouissent !

•Psaumes 119:175

Que mon âme vive et qu’elle te loue ! Et que tes jugements me soutiennent !

Psaumes 42:6

Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi? Espère en Dieu, car je le louerai encore; Il est mon salut et mon Dieu.

Et puis Dieu fera le reste.

Un mystère enfin élucidé ?

Un mystère enfin élucidé ? L’oint de l’Eternel, « Dabar » Parole sortie de la bouche de Dieu, doigt de Dieu, Torah venue en chair, trésor des Écritures Saintes.
C’est effectivement un mystère : El Shaddai, le tout-puissant Créateur des univers finis et infinis, visibles et invisibles, Esprit vivifiant, Créateur des anges et des esprits, des hommes et des animaux, est descendu vers nous en nous envoyant le feu de sa Parole ineffable, secrète, cachée, (in)sondable, puissante pour … finalement s’incarner physiquement dans… un corps humain mortel !
Aberrant ? Blasphème ?

Incroyable mystère absolu et total que cette folie des folies ; Folie complète, summum absolu de l’idolâtrie aux yeux d’Israel et objet d’incrédulité et de moquerie pour les païens rebelles.

C’est pourtant bien Lui qui descendait chaque soir.
« …L’Éternel Dieu qui parcourait le jardin au souffle du soir. » (Genèse 3:8) ,
pour se promener au milieu du jardin pour converser avec Adam et Ève. Dieu ne change pas. La logique voulait que de la même façon, comme il le faisait auparavant, il voulait descendre vers les hommes pour être avec eux, pour parler avec eux, pour les aimer de manière plus proche et plus intime.
Et cela se faisait au « souffle » du soir qu’il descendait, « souffle » étant « Rouach » en hébreu c’est-à-dire le Saint-Esprit.

Dieu a voulu cacher sa Torah

«afin qu’ils aient le cœur rempli de consolation, qu’ils soient unis dans la charité, et enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Mashiah, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science.»
Colossiens 2:2-3

Colossians 2:9
«Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité.

Dieu peut-il monter ou descendre ?

«Qui est monté aux cieux, et qui en est descendu? Qui a recueilli le vent dans ses mains? Qui a serré les eaux dans son vêtement? Qui a fait paraître les extrémités de la terre? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils? Le sais-tu?»
‭‭Proverbes‬ ‭30:4‬ ‭LSG‬‬
http://bible.com/93/pro.30.4.lsg

Quel est le lien entre « église » et « Ecclésiaste » ?

Petit exercice d’hébreu :
Quel est le lien au niveau des racines hébraïques entre le terme « église » et le terme « Ecclésiaste » ?
Eglise se dit en grec « Ecclesia » et l’Ecclésiaste » se dit en hébreu « Qohelet ». ce qui signifie « Celui qui parle devant une assemblée », « prédicateur ».
Qohelet vient de la racine « Qahal » qui a donné « Qehilah » c’est-à-dire l’assemblée. D’origine, la tribu qui s’occupait des ustensiles dans le Tabernacle s’appelait Qehat.

Qehath קְהָת est « assemblée » – il s’agit d’un des fils de Levi. Les Qehatites קְהָתִי étaient des lévites descendants de Qehath ; ils formaient plusieurs maisons patriarcales (Exode 6:18 ; Nombres 3:27). Moïse et Aaron étaient Qehatites (Exode 6:20). Ce clan campait au sud du tabernacle Nombres 3:29. Les Qehatites, chargés de transporter l’arche et les ustensiles du tabernacle, ne devaient pas les toucher sous peine de mort (Nombres 4:15 ; 17-20 ; 2 Chroniques 34:12). Au désert, les Qehatites étaient fort nombreux (Nombres 3:28 ; 4:34- 37). Lors du partage de Canaan, les prêtres descendant d’Aaron reçurent 13 villes ; le sort en alloua 10 aux autres Qehatites (Josué 21:4, 5 ; 1 Chroniques 6:46, 51-57).

Une des racines est Qavah קָוָה (se rassembler, s’assembler, espérer)
L’immersion (baptême) de la Tevila dans un Miqveh (baptistère) s’écrit de 3 manières : מִקְוֶה ou מִקְוֵה ou מִקְוֵא et le préfixe MI
Miqveh מִקְוָה = Mi + Qavah =

«en provenance de l’assemblée», «puisque tu espères», «puisque tu es dans une assemblée»

Préfixe ablatif «MI»

Le mot miqveh מִקְוָה est composé de la racine qavah קָוָה et d’un morphème préfixé ablatif mi- généré par contraction de la préposition «min» marque l’extraction, l’origine, ou le point de départ, et se traduit par la préposition française de, ou par le cas ablatif en latin.

Ce morphème peut être préfixé directement au thème nominal qui reste alors indéfini, il peut aussi précéder un thème nominal défini par le préfixe déterminatif ha-, vu ci-dessus, formant ainsi avec lui un morphème préfixé complexe.

Exemples : une rue se dit ««rehov» et si un bruit provenait «d’une rue» on dirait mirehov, et si le bruit provenait «de la rue», on dirait meharehov.

Ce dernier exemple montre que «mi», se vocalise toujours «me» devant une consonne gutturale.

Le mot MIQVEH peut signifier donc DU RASSEMBLEMENT, DE L’ASSEMBLEE.

C’est comme si on proclamait, «puisque tu espères», «puisque tu es dans un rassemblement», «dans une assemblée», alors tu prends ton «mikveh» dans la «tevila».
Le sens prophétique de la tevila dans le miqveh est exceptionnel, surtout lorsqu’on remet le contexte du mariage de l’épouse avec l’époux divin.