Osée 4:6 « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance »

57483968connaissance-pngOsée 4:6 « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J’oublierai aussi tes enfants. »

‎ נִדְמוּ עַמִּי, מִבְּלִי הַדָּעַת: כִּי-אַתָּה הַדַּעַת מָאַסְתָּ, ואמאסאך (וְאֶמְאָסְךָ) מִכַּהֵן לִי, וַתִּשְׁכַּח תּוֹרַת אֱלֹהֶיךָ, אֶשְׁכַּח בָּנֶיךָ גַּם-אָנִי

On se pose généralement la question de savoir pourquoi le manque de connaissance aurait-il pu être une pierre d’achoppement pour le peuple alors que précisément d’autres passages stipulent au contraire que trop de connaissance enfle?
Exemple (1 Corinthiens 8:1b-3)
1b…-La connaissance enfle, mais la charité édifie. 2 Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître. 3 Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui.

Alors?

Faut-il oui ou non avoir de la connaissance pour avoir la Vie? Et de quelle connaissance s’agit-il ?

Le savoir en hébreu se dit :
1847 da`ath ‎דַּעַת n m/f : connaissance, savoir, dessein, involontairement, sans intention, vouloir, connaître, vérité, intelligence, aveuglement, folie, science, réflexion, sagesse, … ; (93 occurences).
1. connaissance.
a. perception, adresse.
b. discernement, compréhension, sagesse.

Dieu dit au peuple que :

le peuple sera détruit si :

– Il n’a pas la connaissance, la perception, l’adresse (avoir de l’adresse dans les mains c’est-à-dire dans le combat spirituel)
– le savoir, c’est-à-dire connaître mais aussi avoir des compétences spirituelles
– Il n’a pas de dessein, autrement dit il n’a pas de but dans sa Vie
– Il subit la Vie : involontairement, sans intention (s’il ne s’occupe pas de sa vie, c’est la vie qui s’occupera de Lui)
– Il n’a pas de volonté, de vouloir,
– Il ne connaît pas la « vérité » (Yeshoua a dit Je suis la Vérité),
– Il n’a pas d’intelligence (en hébreu « bina » c’est l’un des 2 caractères ou attributs de Dieu en l’occurrence du Saint Esprit, la Rouah HaKodesh)
– Il est aveuglé (l’aveuglement est un adjectif lié au figuier desséché),
– Il est fou (Israël est un Etat jeune, comme un enfant et la folie est dans le cœur de l’enfant et la verge de la correction l’en éloignera  (Proverbes 22:15), ce qui laisse penser pourquoi tant d’épreuves et de persécutions sont attachées au peuple hébreu nouvellement restauré en 1947),
– Il rejette la science,
– Il rejette la réflexion,
– Il rejette la sagesse (caractère attribué au Messie)

Quand on regarde le sens des lettres racine du mot דַּעַת on peut aussi affirmer que le peuple n’a pas :
– La porte du salut (Dalet)
– Le regard sur Dieu (ayin)
– La marque, la signature, l’empreinte de la croix (La lettre Tav)
Ici La lettre qui « domine » le mot c’est le dalet c’est-à-dire la porte qui est Yeshoua

Mon peuple est détruit

L’expression « mon peuple est détruit » peut être lue de 4 manières différentes :

1. Mon peuple est égorgé, ravagé, réduit au silence
2. Mon peuple est irrésolu, (résoudre), il s’imagine, il pense; ressembler, comparer, juger, décider, paraboles. Mon peuple est « comparé », « ressemblé », « jugé », « décidé » : le peuple s’est imaginé que Dieu lui ressemblait, et est donc jugé à cause de sa propre convoitise.
3. Mon peuple est « sanguin », charnel, meurtrier, sanguinaire, ensanglanté; sang (du verbe אדם, être rouge), sang répandu, meurtre, crime d’homicide.
4. Mon peuple c’est la vigne de Dieu

1820 damah דָּמָה
une racine primaire verbale

  1. égorger, être perdu, être ravagé, dévasté, détruire, s’arrêter, silence, repos, c’en est fait ; (16 occurences) – cesser, couper, détruire, périr, être perdu, être ravagé, être perdu en égard à la théophanie
  2. résoudre, intention, projet, s’imaginer, penser, semblable, ressembler, comparer, juger, décider, paraboles ; (29 occurences) : être comme, ressembler à, comparable,  comparer, imaginer, penser, résoudre, se rendre identique à.

1824 demiy ou domiy דְּמִי ou דֳּמִי
nom masc – silence, repos, relâche ; (4 occurences), cessation, tranquillité, repos, silence, pause

1818 dam דָּם
vient de 1826 (comparer 119) ; n m – sang 342, meurtre 11, mort, sanguinaire, ensanglanté, carnage, mortalité, vigne ; (361 occurence).
1. sang (du verbe אדם, être rouge).
a. sang répandu, meurtre, crime d’homicide.
a. de la vigne (fig.).

Racine principale du sang

1826 damam דָּמַם
racine primaire silence, muet, arrêter, anéantir, relâche, à l’écart, se taire, confier, tranquille, périr, mort, détruire, repos, silencieux ; (30 occurences), être silencieux, être tranquille, attendre, être muet.

La raison de tout ça : « Par manque de connaissance »

1097 beliy  בְּלִי 

« Bli » vient de balah ; – pas, involontairement, sans le vouloir, faute de, sans, nul, affamés, desséchée, bien que, néant ; (14 occurences).
sans, pas de, ne pas, nul …

1086 balah  בָּלָה
une racine primaire – vieille, usé, détruire, tomber, passer, se consumer, lambeaux, s’évanouir, jouir, dépérir ;
1. passer, devenir vieux, s’user par le temps, par l’âge, vieillir, dépérir, tomber en décomposition, en pourriture. (Métaphore) la terre s’en ira comme un vêtement usé.
Es 51.6.
2. user complètement.
3. jouir, utiliser à fond.
a. (Piel transitif) faire vieillir, faire dépérir, user, consumer

Ici on sous entend que la connaissance tombe en lambeaux, est usée, vieille, dépérit, s’évanouit, est usée par le temps. On peut comprendre l’expression de 2 manières différentes : soit le peuple meurt parce qu’il n’a pas la connaissance, soit parce que la connaissance telle qu’elle était jadis, n’est plus ce qu’elle est : elle a vieillit, elle est tombée en lambeaux par manque de vie. Israël est considérée comme la terre « eretz » :
la terre s’en ira comme un vêtement usé

Conclusion

On est donc très loin de ce que disent certains selon lesquels :
* il ne faudrait pas chercher à avoir de la science
* Il ne faudrait pas étudier les textes bibliques, et encore moins l’hébreu,
* que toute forme d’enseignement est finalement sujet à polémique et qu’il vaut mieux croire comme des enfants et surtout ne pas en savoir de trop
D’autres affirment que la connaissance concerne uniquement la connaissance de La Torah et de la Loi de Moise mais au vu de l’hébreu, ce n’est pas du tout ça qui est dit

Étudions donc La Parole de Dieu tant que Dieu nous prête le souffle de Vie et… mettons en pratique la charité et l’amour.

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365 prophéties messianiques

Le site « bibleprobe » Copyright 1998 -2014  BibleProbe.com diffuse en anglais 365 prophéties d’ordre messianique, à savoir des prophéties qui annoncent la venue du Fils de Dieu. Les accomplissements de ces prophéties sont ajoutées avec leur référence biblique.
Les prophéties des textes hébreux trouvent leur accomplissement dans les Ecrits messianiques (dits autrement Brit Hadasha ou Nouvelle Alliance. ou Nouveau Testament). C’est le caractère de la prophétie d’être comprise « par la Foi ». Cela signifie que quelqu’un qui n’a pas la Foi ou qui est incroyant ne croira jamais la prophétie et la remettra toujours en question. Devant tout prodige ou miracle, l’incroyant se trouvera de bonnes « raisons » de ne croire ni en Dieu ni dans les miracles et encore moins dans la naissance miraculeuse du Fils de Dieu. Lire la suite

Appelez-moi Sioniste

Reçu d’un ami de Haifa 
Appelez-moi Sioniste.

Vous nous appeliez Judéens au temps du roi David.

Vous nous appeliez Hébreux après notre exil forcé.

Vous nous appeliez Zélotes pendant notre résistance.

Vous nous appeliez Juifs durant les pogroms, les déportations , les inquisitions et conversions .

Vous nous appelez Sioniste depuis que nous avons retrouvé notre terre.

De Canaan à Massada, de Judée jusqu’à Varsovie , de Rome jusqu’en Espagne , de Constantinople à Tel Aviv je suis resté le même.

Je suis resté le peuple élu pour étancher vos haines et votre mépris de l’humanité .

Je suis le peuple de D.ieu qui a traversé le temps, les siècles , les pays , les déserts et les nations.

Je suis l’empêcheur des ténèbres de tourner en rond , le caillou dans la chaussure des méchants.

Je suis celui dont personne ne voulait mais que tout le monde regrette.

Je suis le plus jalousé et le plus méprisé , attirant autant de convoitises que de réprobations.

Je suis celui que vous ne pouvez pas voir mais que vous scrutez en permanence.

Je suis le reflet dans le miroir de vos contradictions.

Appelez moi Sioniste si cela vous permet d’effacer votre honte à peine bue.

Appelez moi Sioniste si cela vous rassure quand vous me refusez le droit à l’existence.

Appelez moi Sioniste si cela n’écorche plus vos langues d’aphasiques de l’histoire.

Appelez moi ainsi, oublieux de votre propre erreur de genèse .

Mais sachez que j’aime le nouveau nom que vous m’avez concédé.

Alors appelez moi Sioniste quand je porte fièrement mon drapeau reconquis.

Et puis surtout

Et puis, appelez moi Sioniste quand je me défends de mes voisins inassouvis de terres et d’orgueil.

Surtout, Appelez moi Sioniste quand je soigne des enfants de tous horizons et de toutes religions.

Mais appelez moi Sioniste aussi quand j’apporte à la science les découvertes les plus fondamentales.

N’oubliez pas de me citer, moi Sioniste , quand je tends une main loyale à mes cruels voisins.

Pensez à m’appeler Sioniste aussi quand je veux la paix même au prix de concessions démesurées.

Ah oui! Appelez-moi Sioniste quand je donne au Monde les plus grands artistes, les plus grands chercheurs, les plus grands humanistes. le plus grand des physiciens quantiques des quantiques.

Appelez moi comme vous voulez ….mais sachez que je reste le même peuple, beau, fier, uni, humain , noble , défenseur des libertés et amoureux de la vie .

De l’importance des voyelles en hébreu

Midbar signifie « désert ». On a appris en hébreu que Mi-dbar ou plutôt mi-Dabar signifie «ce qui sort » de la Parole.
Le dagesh est un signe d’accentuation (un point) au milieu d’une lettre. Dans le mot midbar il est placé dans la lettre beth (la maison), tandis que dans le mot racine Dabar il est placé dans la première lettre le Dalet (La porte).


Grammaticalement on doit donc insister sur la prononciation de la lettre ainsi pointée. Mais symboliquement on peut aussi insister sur le sens de la lettre. Dans le mot « Dabar » (La Parole) Dieu insiste sur la « porte ». Yeshoua a dit « je » suis la porte. Celui qui entre par moi (la Parole), il sera sauvé ! C’est aussi en confessant de sa bouche la parole qu’on sera sauvé car c’est ce qui nous différencie des animaux.

Dans midbar (désert, bouche) le point se trouve dans la lettre beth et cela met l’accent plus sur la « maison » que sur la porte. C’est au désert que le peuple a été appelé à servir l’Eternel. Pendant 40 ans, c’était là sa maison. Mais pendant ces 40 ans il a du apprendre à ne pas murmurer dans sa bouche. Les temps d’épreuve sont pour nous un temps de formation à apprendre à parler avec Dieu sans murmurer. Et c’est en freinant notre bouche que nous y parviendrons. C’est le sens prophétique que l’on retrouve dans la voyelle sheva placée sous la lettre Dalet et qui la rend quasi muette.

Psaume 27:4 

Je ne sais pas si vous avez déjà réalisé que le Psaume 27:4 pourrait parler plutôt du Seigneur que de nous-mêmes?Qui est-ce qui habite dans la maison de l’Eternel tous les jours si ce n’est le Saint Esprit? Et cette maison c’est nous. 

Comme vous le savez, nous sommes le « Temple du Saint Esprit » et nous devons soigner ce Temple et c’est notre devoir de le sanctifier faire en sorte que ce soit agréable pour l’Eternel, le Dieu d’Israel, El Shaddai, El Elyon de venir s’y installer confortablement, a l’aise, décontracté, relax.
Celui qui parle ici dans le Psaume ce n’est donc pas nous qui désirons habiter dans la maison de l’Eternel et ça n’a d’ailleurs pas beaucoup de sens quand on y pense, mais c’est le Saint Esprit qui désire ardemment habiter « en nous ». 

C’est en fait tout le contraire de ce que l’on pense!!!

Dans Psaume 27:4 ce serait Dieu qui parlerait dans la bouche de David. Quand La « Parole de Dieu » est sur nos lèvres c’est donc que Dieu habite dans sa maison: nous.

On a l’habitude de voir dans la Bible des paroles que le roi David adresse à Dieu et c’est vrai que son désir et le nôtre aussi évidemment c’est de venir à l’assemblée pour être à shabbat ainsi nous désirons être dans la maison de Dieu mais quand on y réfléchit c’est fascinant de voir plutôt le désir ardent de Dieu d’être en nous !

Je ne peux qu’exploser de joie en sachant ça!

Hallelouyah !!

Amen!

Yom Terouah 

« Terouah », le son qu’il faut entendre – « Shofar », le son qu’il faut souffler.
La fête des trompettes nécessite de notre part deux actes concrets: entendre et agir suivi d’écouter puis de souffler. La fête porte deux noms: « yom terouah » = le « jour de la sonnerie » et « yom hashofarim » la « fête des trompettes », c’est-à-dire la fête des cornes de béliers pour être plus précis.
Le shofar n’est pas cette trompette en argent utilisée dans certains cas comme p.ex. dans Nombres 2:10 (chatsotserah חֲצֹצְרָה trompette, clairon) mais ce shofar à du être extrait d’un bélier après sa mort. Son odeur caractéristique sent la mort, la souffrance, c’est l’odeur du sang.
Le son du shofar que nous écoutons est retentissant quel que soit l’objectif visé : on doit l’entendre.
Terouah
Terouah תְּרוּעָה est un nom féminin qui signifie son, sons éclatants, avec éclat, objet d’allégresse, publié au son des trompettes, retentissantes (trompettes), cris, faire éclater (la joie), chants ou cris d’allégresse, une voix. Terouah est une alarme, un signal, son de trompette, cri, hurlement ou cri de guerre ou d’alarme ou de joie, une alarme de guerre, un cri de bataille, un coup de trompette (pour la marche).
Sa racine primaire est roua רוּעַ (ne pas confondre avec Rouach = souffle, vent, Esprit) qui signifie d’émettre un son, s’écrier, faire résonner pour : crier, pousser des cris, résonner, triomphe, cris de joie, cris de guerre, cantiques, réjouissance, allégresse, se trouver mal, se lamenter,
Shofar
Le mot shophar שֹׁופָר ou שֹׁפָר est un nom masculin, dans le sens originel d’incisif, signifie trompette, corne, corne de bélier. Ce mot tire sa racine de shaphar שָׁפַר une racine primaire qui signifie délicieux (héritage), être plaisant, être beau, être agréable, être avenant, être vif, étinceler.
Pour être agréable à Dieu et pour pouvoir être utilisé à bon escient, le shofar nécessite de notre part d’avoir le souffle du Saint-Esprit dans nos poumons spirituels. Sans cela, le souffle que l’on produira, sera vain et sans puissance spirituelle. 
Une personne qui est née de nouveau et qui est sortie du ventre maternel commencera sa nouvelle vie par un cri : celui qui accompagne le premier souffle de la vie, celui qui est communiqué par le Saint Esprit.

Quelqu’un qui n’est pas né de nouveau est comme cet embryon qui est encore dans le liquide amniotique contenu dans le sac amniotique et dans lequel baigne l’embryon de la mère. Baignant dans un liquide, il est encore incapable de produire un son spirituel. 

Le son qui sortira de sa bouche sera pour lui une preuve qu’il est vivant et viable. Tant qu’il n’est pas né de nouveau, il ne peut ni entendre le son (la voix) de Dieu et ni souffler un quelconque son du témoignage ou d’avertissement. 
La fête des shofarim révèle au grand jour les vrais enfants de Dieu : ceux qui sont nés de nouveau par la foi en YESHOUA.
HAG SAMEACH LEKOULAM

Yom Kippour, que l’on ne s’y trompe pas

Yom Kippour, fête du grand pardon Résumé rapide de la fête à Beth Yeshoua et de l’exhortation de Lucas Micciche
Que l’on ne s’y trompe pas. 

A Yom Kippour c’est Dieu qui a prévu les sacrifices d’expiation. Si nous nous sentions obligés de « faire » quelque chose en accomplissant nos œuvres religieuses, alors c’est que nous n’avons absolument rien compris du message de Yom Kippour. 

Si nous avions besoin de faire des listes de choses à faire, des prières de repentance, des actes rituels, lors de cette fête, c’est donc que nous sommes très loin d’avoir compris le sens des fêtes de l’Eternel.

A Yom Kippour, c’est Dieu qui a tout fait. Nous n’avons rien à faire. De long en large, les écritures nous montrent que c’est l’Eternel qui a tout prévu, le rachat, l’animal bouc émissaire, l’œuvre expiatoire. Il a envoyé son Fils pour prendre sur lui et expier nos propres iniquités. 

Que nous reste-il donc encore à « faire » à Yom Kippour ?

Bénir le Seigneur, lui rendre grâce et éventuellement laisser là notre offrande si nous savons que quelqu’un a quelque chose contre nous.

Pour le reste apprenons une bonne fois pour toute que si nous voulons « faire » encore nos actes religieux lors de ces fêtes, c’est donc que nous ne considérons pas pleinement le sacrifice de Yeshoua comme parfait et que nous pensons devoir encore l’améliorer.
Maintenant si nous avons pleinement compris le pourquoi de cette fête et que nous sommes encore liés par un esprit religieux, alors nous insultons Dieu et nous refusons d’admettre que son sacrifice est parfait. Repentons nous alors une bonne fois pour toute!

Yom Kippour est une fête anniversaire où l’on commémore le grand pardon que Dieu nous a accordé en Yeshoua.

Toute la question reste de savoir comment localement une assemblée messianique va célébrer les fêtes de l’Eternel. 

A Pessah on célèbre la « mémoire » du sacrifice de l’agneau. On ne sacrifie pas à nouveau un agneau. De même à yom Kippour on remémore l’œuvre expiatoire des 2 boucs émissaires. On ne renvoie pas de nouveau deux boucs dans le désert en leur affublant nos malédictions. De même les fêtes de l’Eternel sont considérées comme « Mémoire ».

Éloigne de nous ce serpent 

Petite leçon d’hébreu du jour : « et détourne de nous LE serpent »
Le serpent d’airain
« 7 Et le peuple s’adressa à Moïse, et ils dirent: « Nous avons péché en parlant contre l’Éternel et contre toi; intercède auprès de l’Éternel, pour qu’il détourne de nous ces serpents! » Et Moïse intercéda pour le peuple. » (Nombres 21:7)
Le texte hébreu une fois de plus est mal traduit. En réalité il faut lire « pour qu’il détourne de nous le serpent » et le serpent est défini ici au singulier avec un article défini. Il n’y a pas plusieurs serpents mais il n’y en a qu’un seul !
וְיָסֵר מֵעָלֵינוּ אֶת-הַנָּחָשׁ
« et détourne de nous LE serpent »

Veyaser mealenou et hanachash
Le plus étonnant c’est que toutes les versions, protestantes, king james, Martin, Second, Ostervald, catholiques toutes sont dans l’erreur! 

Au verset 6 on est d’accord, on y parle bien des serpents brûlants au pluriel 

 הַנְּחָשִׁ֣ים הַשְּׂרָפִ֔ים

Tandis qu’au verset 7 on parle bien de détourner du peuple L’unique serpent hanachash au singulier. 

Le serpent d’airain fixé sur le poteau de Moïse représente la mise à mort de Satan et de sa puissance de mort sur nous, le péché

Le texte précise « pour qu’il détourne de nous le serpent, CE serpent, Satan » 
5493 sour סוּר ou שׂוּר une racine primaire ; v – Os 9.12 – ôter, entrer, venir, mettre à part, se détourner, s’éloigner, être retiré, écarter, s’écarter, retourner, séparer, détacher, disparaître, cesser, … ; (301 occurences)

détourner, partir, s’en aller.

a. (Qal).

1. se tourner de côté, se retourner.

2. s’en aller, quitter le chemin, éviter.

3. être déplacé.

4. arriver à un but.
5175 nachash נָחָשׁ

vient de 5172 ; n m serpent (31 occurences).

1. serpent, reptile.

a. serpent.

b. image (du serpent).

c. serpent volant (mythologique).

d. une constellation (le dragon ?).
5172 nachash נָחַשׁ

une racine primaire ; v – enchantement, augure, voir, deviner, observer les serpents ; (11 occurences), pratiquer la divination, deviner, observer les signes, apprendre par expérience, observer attentivement, dire la bonne aventure, prendre en présage, observer les serpents (de la racine נחשׁ = serpent).

La journée que l’Eternel a faite

Psaumes 118:24 « C’est ici la journée (yom) que l’Éternel (YHVH) a faite (asah): Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse (giyl) et de joie! (samach) »
כד זֶה-הַיּוֹם, עָשָׂה יְהוָה; נָגִילָה וְנִשְׂמְחָה בוֹ
Yom, c’est ici le temps, la période de temps qui est opposée à celle de la nuit, et c’est aussi ici la durée de toute une vie. Yom c’est aussi ce qui se différencie de la nuit grâce aux astres présents dans l’étendue du ciel. Il y a en tout 7 « yom » : tous différents l’un de l’autre du 1er au 7ème. Yom vient d’une racine du sens d’être chaud à cause de la clarté du soleil. Malgré toutes ces définitions, yom est une période de 24 heures.

Dieu qui est Maître du temps, nous fait la grâce de pouvoir bénéficier tous les jours de notre vie d’une période de temps de 24 h. Jour après jour, Il nous donne 24h à disposer librement mais il ne nous donne pas plus. Chaque jour qui nous est donné est un cadeau, une grâce de Dieu.
 
2 Corinthiens 6:1-2 « 1 Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain. 2 Car il dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut. » 
« oubeyom yeshouah azartiha ». 

« Au jour de Yeshouah (délivrance, salut) je te délivrerai » 
La journée, Dieu l’a faite (asah), l’a disposée, l’a acquise, l’a préparée, l’a façonnée. Dieu a « présenté » cette journée comme une offrande. « Asah » correspond autant à créer qu’à « donner du fruit » (Gen 1:11-12) et qu’a faire le bien ou le mal (Gen. 3:14). C’est un choix qu’il nous donne.
Deutéronome 30:18-20 « 18 je vous déclare aujourd’hui que vous périrez, que vous ne prolongerez point vos jours dans le pays dont vous allez entrer en possession, après avoir passé le Jourdain. 19 J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre: j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, 20 pour aimer l’Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t’attacher à lui: car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours, et c’est ainsi que tu pourras demeurer dans le pays que l’Eternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. »
Deux mots nous parlent de la joie : l’allégresse (giyl) et la joie (samach)
L’allégresse, c’est se réjouir, avoir de la joie, plaisir, égayer, trembler, tressaillir de joie. L’autre mot Samach signifie se réjouir, être heureux, se réjouir (d’une façon arrogante), exulter, se réjouir (religieusement), faire sa joie, remplir de joie, réjouissances, jouir du bonheur, joyeux, être dans la joie.
Giyl est un mot qui commence avec la lettre guimel qui signifie le chameau (gamel) cet animal endurant qui a été donné au peuple pour le transporter au travers des déserts. Dans les pires moments de solitude ou de désydratation, le chameau est sacrifié et pourvoit dans une quantité importante d’eau qu’il détient dans ses réserves nutritives. La lettre guimel est aussi gephen, la vigne (Gen 40:9), qui représente Israël, les étoiles devant le jugement de l’Eternel. Gephen est une racine du sens de courber. La vigne gephen est composée des ailes (gaph) et du poisson (noun) : les ailes du vent, les ailes de l’Esprit et le poisson qui nous parle de la pêche des âmes. Pour apporter à l’Eternel les âmes, il nous faut pouvoir le faire par les ailes du vent, le vent de l’Esprit.
L’impératif du verbe nous indique un ordre : que notre âme loue l’Eternel et se réjouisse. Nous ne pouvons pas nous commander à nous-même d’être dans la joie. C’est impossible.

Par contre c’est l’Esprit Saint, le vent de l’Esprit qui nous remplit de joie et d’allégresse. Raison de plus pour demander à Dieu le baptême du Saint Esprit.
Psaumes 142:8 « Tire mon âme de sa prison, afin que je célèbre ton nom ! »
A nous seulement d’obéir :
Psaumes 34:3
Que mon âme se glorifie en l’Eternel ! Que les malheureux écoutent et se réjouissent !
•Psaumes 119:175
Que mon âme vive et qu’elle te loue ! Et que tes jugements me soutiennent !
Psaumes 42:6
Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi? Espère en Dieu, car je le louerai encore; Il est mon salut et mon Dieu.
Et puis Dieu fera le reste.

Balaam

Le nom de Balaam (en Nombres 20) en tant que faux prophète est consternant de révélations : Bil’am בִּלְעָם BI-LE-AM signifie « pas du peuple », « dévorant ».  BI vient de bal בַּל pas, point, et – vient de balah בָּלָה vieille, usé, détruire, tomber, passer, se consumer, lambeaux, s’évanouir, jouir, dépérir : le nom même de Balaam décrit déjà son objectif : faire vieillir, user, détruire, faire tomber Israël. 

Les anciens de Moab et Madian partirent avec des présents pour séduire Balaam : «Les anciens de Moav et les anciens de Mydian allèrent avec des « qessamim » dans leur mains…ils arrivèrent chez Bilaam et rapportèrent les paroles de Balak.»
Madian, il faut le savoir est le fils d’Abraham par Ketura et fondateur de la tribu des Madianites, ou Arabes – Midyan מִדְיָן Madian signifie « lutte, dispute » et est aussi le territoire des Madianites, dans le désert au nord de la péninsule Arabique ; Madian est Médine en Arabie; lieu vers lequel Moïse alla quand il s’éloigna de Pharaon.

Les présents qu’ils apportèrent pour payer à Balaam le prix de la divination se dit « Ouqsamim וּקְסָמִים » vient de qessem קֶסֶם divination, devin, oracles, prédiction, présage, sort. 

La racine du mot : qassam קָסַם magie, maléfices, exercer le métier de devin, prédire l’avenir, devin, oracles, se livrer (à la divination), prononcer (des oracles), tirer (des présages), divination. Il y a 3500 ans, les ennemis essayaient d’attaquer Israël avec des qassam…, il savaient que Dieu était contre leurs projets maléfiques mais ils essayaient quand même. 

Dieu ne laisse pas impunis les faux prophètes : Moïse le fit promptement exécuter pour sa traîtrise, avec les rois de Madian (Nombres 31:8).

« Sous, Au-Dessus », une justice porteuse de paix 


Dans le livre de l’Exode au chapitre 21:24-25 se trouve la fameuse « Loi du talion » qui a été, à cause de la mauvaise interprétation du texte biblique, responsable de milliards de morts et d’acharnement au cours des siècles à blesser, couper, faire payer à autrui le mal subi. Difficile à traduire et à comprendre, cette « Loi du talion » est comprise par le commun des mortels comme étant un appel à la vengeance. 

Ayin tahat ayin, chen tahat chen

« Tahat », une juste équivalence veut dire « au lieu de », « à la place de », « en échange de »

La racine du mot « Tahat » est « nahat »

‎נָחַת une racine primaire verbe (5181) tendre, atteindre, aplanir, descendre, pénétrer, faire impression.

 (Qal).

1. aller en bas, descendre.

2. descendre dans (le châtiment) (fig.).
La lettre TAV initiale de ce mot tahat est un préfixe suivi des deux dernières lettres de la racine nachat, la première (TAV) étant tombée. Le sens fondamental de cette racine est « en-bas ». Le TAV représente la croix du sacrifice de Yeshoua. Elle signifie « marque », « signature ». Avant tout paiement d’un du, il y a le sacrifice d’action. Toute la Torah en parle.
La valeur du sang étant dès lors considérée avant même qu’il puisse y avoir un quelconque esprit de vengeance, la puissance d’égarement y est balayée avant même que l’on entre dans le vif du sujet.
C’est d’autant plus vrai qu’avant même qu’on ne parle d’œil ou de dent, le verset 23 (traduit erronément par corps) nous parle de l’âme vivante de l’homme : 
nefesh tahat nefesh

« La valeur d’une âme vivante en-dessous d’une âme Vivante »
 נֶפֶשׁ, תַּחַת נָפֶשׁ.
L’âme nephesh ‎נֶפֶשׁ vient de naphash

‎נָפַשׁ une racine primaire dans le sens de se reposer, relâche; 

Nefesh est un nom féminin – âme, souffle, animaux vivants, un être, serviteur, esclave, une personne, la vie, le cœur, vengeance, éprouver, celui, quelqu’un, quiconque, homme, tout, un mort, cadavre.

L’âme, une personne, la vie, créature, appétit, esprit, être vivant, désir, émotion, passion:

a. ce qui respire, le souffle, l’âme, l’être intérieur.

b. l’être vivant.

c. ce qui a une vie par le sang.

d. l’homme lui-même, la personne ou l’individu.

e. le siège des appétits.

f. le siège des émotions et passions.

g. activité de l’esprit.
L’esprit même du shabbat se trouve incluse dans cette dite « Loi du talion »
Exode 21:23-25
כג וְאִם-אָסוֹן, יִהְיֶה–וְנָתַתָּה נֶפֶשׁ, תַּחַת נָפֶשׁ. 

23 Mais si un malheur s’ensuit, tu feras payer corps pour corps;
כד עַיִן תַּחַת עַיִן, שֵׁן תַּחַת שֵׁן, יָד תַּחַת יָד, רֶגֶל תַּחַת רָגֶל. 

24 oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied;
‎כה כְּוִיָּה תַּחַת כְּוִיָּה, פֶּצַע תַּחַת פָּצַע, חַבּוּרָה, תַּחַת חַבּוּרָה. {ס}
25 brûlure pour brûlure, plaie pour plaie, contusion pour contusion.
Le mot tachath ‎תַּחַת [מִתְחָה] est un nom masculin qui signifie :au-dessous, à la place, sous, pour, au pied, s’écrouler, se soumettre, sur, au lieu que, pourquoi, là, infidèle 

3 sens sont proposés : 

1. la partie de dessous, au-dessous, au lieu de cela, comme, pour, pour l’amour de, à plat, où, au lieu que.

2. douceur, soumission, femme, un être chargé ou opprimé (fig).

3. de soumission ou conquête.

d. ce qui est sous quelqu’un, le lieu où l’on se tient.
Le vrai sens de tahat est : sous, en-dessous, désignant une position dans l’espace, un élément SOUS un autre élément, l’un équivalent à l’autre mais pas identique.

De cette façon, l’expression biblique devrait être interprétée « œil sous œil, dent sous dent, l’équivalent d’un œil pour un œil, l’équivalent d’une dent pour une dent »
La sanction en-dessous de la faute
La formulation pourrait être aussi « œil en-dessous de l’œil, dent au/dessous de la dent » 

On évalue donc ici l’estimation du dommage en-dessous du dommage. 

Dans ce type de justice divine, la peine infligée au coupable ne devra pas être à la même hauteur que celle qu’il a causée à la victime.

De la même manière que shalom (paix) est comparée à shiloum (indemnité), on définit dès lors que le paiement pour le dommage se fait avec l’argent. 
Tahat une lecture réversible 
Qu’on le prenne dans un sens ou dans un autre, le mot tahat peut être lu dans les deux sens. Il y a réversibilité au lieu d’unilatéralité : cette idée propose une possibilité de réparation en dehors du sens logique de la vengeance. Cette idée enlève à la vengeance toute possibilité de justification. Ce n’est pas ceci parce que cela.
Petit dico hébreu 

8478 tachath

‎תַּחַת [מִתְחָה]

vient du même mot que 8430 ; Nom masculin : au-dessous, à la place, sous, pour, au pied, s’écrouler, se soumettre, sur, au lieu que, pourquoi, là, infidèle ; (24 occurences).

1. la partie de dessous, au-dessous, au lieu de cela, comme, pour, pour l’amour de, à plat, où, au lieu que.

a. le dessous.

b. au-dessous.

c. sous.

1. au pied de (idiome).

2. douceur, soumission, femme, un être chargé ou opprimé (fig).

3. de soumission ou conquête.

d. ce qui est sous quelqu’un, le lieu où l’on se tient.

1. au lieu de, à la place de (sens de transfert).
Tahat vient du même mot que 8430 Towach

‎תֹּוחַ

vient d’une racine du sens d’abaisser ;Nom prenom masculin – Thoach (1 occurence).

1Ch 6.34

Thoach = « humble ».

1. fils de Tsuph, père d’Eliel, et ancêtre de Samuel et Héman.