La famille Zimmerman

Le camp Hertzl en 1957Robert Zimmerman est un enfant d’Israël né le 24 mai 1941 à Duluth, Minnesota, aux États-Unis appartenant à l’une de ces bourgeoisies juives qui ont eu la chance de réchapper à la Shoah.
Les grands-parents de Robert Zimmerman sont originaires d’Europe de l’Est, dont ils ont fui les pogroms de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.
Ben D. Stone, son grand-père maternel s’installe à Hibbing, tandis que Zigman Zimmerman, qui a fui Odessa en 1907, s’installe à Duluth, ces deux villes étant situées dans le Minnesota. Beatrice Stone et Abraham Zimmerman, deux de leurs enfants, se marient en 1934 et donnent naissance à Robert le 24 mai 1941 loin des combats, loin de l’Europe cimetière des juifs (ce qui lui fera dire plus tard « Le monde volait en morceaux et déjà le chaos fichait son poing dans la figure des nouveaux venus ».
Robert reçoit le nom juif de Shabtai Zisel ben Avraham (שבתאי בן אברהם en hébreu).
Celui-ci passe sa petite enfance à Duluth où Abraham occupe un bon emploi de salarié à la Standard Oil qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille, puis en 1947 déménage avec ses parents et David, son jeune frère, à Hibbing, ville natale de Beatty.

Sa grand-mère maternelle portait le nom de Kirghiz, que la famille de celle-ci avait vécu à Trabzon, sur la côte turque de la mer Noire ; bien qu’elle eût grandi dans le district de Kağızman, elle venait d’Istanbul. Son grand-père paternel était également originaire de Trabzon.

Hibbing est à l’époque une ville minière, réputée pour posséder la plus grande mine à ciel ouvert de fer du monde, d’environ 17 000 habitants, aux mœurs conservatrices et de tradition chrétienne, son père fréquentant le Rotary Club de la ville et même une loge juive maçonnique : le B’nai Brith.
Son père, Abraham, guéri de la poliomyélite qu’il a contractée à Duluth, ouvre un magasin d’électro-ménager. Vers l’âge de 8 ou 9 ans, Robert s’initie au piano puis plus tard, à la guitare et à l’harmonica. Il se passionne tout d’abord pour la musique country de Hank Williams dont il répète les morceaux, et écoute les stations de radio qui diffusent du blues, tel que celui de Muddy Waters, Howlin’ Wolf, John Lee Hooker ou Jimmy Reed.

À l’école secondaire, l’adolescent intègre des petites formations musicales, telles que The Golden Chords, avec lesquelles il joue dans des fêtes et des talent contests. Il étend sa culture musicale en échangeant des disques de jazz et de rhythm and blues avec des amis partageant son goût pour la musiquec. Il quittera l’école secondaire en 1959 avec son diplôme de fin d’études correspondant plus ou moins au baccalauréat français.

Robert Zimmerman qui a aujourd’hui 73 ans, devient dans les années de jeunesse un auteur-compositeur-interprète, musicien, peintre, poète américain, une des figures majeures de la musique populaire depuis cinq décennies.
Ses œuvres les plus célèbres et les plus influentes datent des années 1960, quand il fut d’abord un chroniqueur informel des troubles américains. Certaines de ses chansons sont devenues des hymnes anti-guerre, en particulier anti-guerre du Viêt Nam et des mouvements civils de l’époque.
En tant qu’artiste, Robert Zimmerman a plusieurs surnom :

Elston Gunnn, Blind Boy Grunt, Zimbo, Zimmy, Lucky Wilbury, Boo Wilbury, Elmer Johnson, Sergei Petrov, Jack Frost, Jack Fate, Willow Scarlet, Bob Landy, Robert Milkwood Thomas, Tedham Porterhouse.

Mais parmi tous ces nombreux surnoms et noms juifs, il y en a un qui est plus connu :

Bob Dylan.

Selon sa biographie, on raconte que Bob Dylan a voulu, comme la majorité de ses concitoyens de l’époque d’après guerre, se dégager de sa judéité. Mais d’autre part les camps sionistes qu’il fréquentait ont donné à nombre de juifs de vouloir devenir sionistes pour « ressembler à Bob Dylan »!

On sait que le désir d’assimilation des juifs a été de tout temps, un gros problème pour Dieu au point de faire venir sur le peuple hébreu, des armées ennemies. Prions en tout cas pour que le peuple juif rentre aujourd’hui dans une époque de redécouverte de l’identité juive.

L’accomplissement des prophéties bibliques : notre raison de vivre pour aujourd’hui

Un article intéressant « Le danger n’est pas l’Iran mais l’assimilation de la communauté juive américaine » diffusé sur le site juif.org de Shlomo Shamir anticipe les événements annoncés par le Bible.

Rares sont ceux dans la communauté juive qui pensent comme lui, et pourtant d’autres voix avant lui se sont levées pour réfléchir sur la raison des grands malheurs du peuple juif, consécutifs à l’abandon de la Foi en Dieu et l’assimilation.

« Et si le Premier ministre Benyamin Netanyahou est véritablement convaincu – et il semble l’être- qu’un Iran nucléaire est un danger et une menace pour l’existence d’Israël, et s’il estime que l’Iran trompe les États-Unis et l’Occident et que, par conséquent, les Etats-Unis doivent poursuivre leur politique de sanctions contre l’Iran, il ne devrait pas faire une apparition à l’AIPAC et certainement pas y prononcer un discours. » Lire la suite

Un archéologue israélien découvre les secrets du camp de Sobibor

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Un archéologue israélien découvre les secrets du camp de Sobibor

23 août 2012

sobiborLorsque l’archéologue israélien Yoram Haimi a décidé d’enquêter sur l’histoire de l’holocauste de sa famille, il commença à entreprendre ce qu’il sait le mieux faire : creuser.

Après avoir appris que deux de ses oncles ont été assassinés dans le camp de la mort de Sobibor, il se lança dans un projet d’excavation historique qui apporte une lumière nouvelle sur le fonctionnement de l’une des machines meurtrières nazies les plus notoires, y compris la localisation de l’emplacement des chambres à gaz où des centaines de milliers de personnes ont été tuées.

Sobibor, en Pologne orientale, marque peut-être l’exemple le plus frappant de la «solution finale», le complot nazi pour exterminer la communauté juive européenne. Contrairement à d’autres camps qui avaient au moins une façade de prison ou de camp de travail, les camps de Sobibor et les camps voisins de Belzec et de Treblinka ont été conçus spécifiquement pour exterminer les Juifs. Les victimes ont été transportées là, dans des wagons à bestiaux et gazées à mort presque immédiatement.

Mais la recherche de Sobibor a été difficile. Après le soulèvement d’octobre 1943 au camp, les Nazis l’ont fermé et ont couvert leurs traces.

Aujourd’hui, de grands arbres couvrent la plupart des terrains des anciens camps. Parce qu’il y avait si peu de survivants – 64 seulement étaient connus – il n’y a jamais eu de plan authentique du camp, où les nazis sont soupçonnés d’avoir tué environ 250.000 Juifs en seulement 18 mois. A partir des souvenirs de ces survivants et du peu de documentation allemande, les chercheurs ont seulement une compréhension limitée de la façon dont le camp a fonctionné.

«Je me sens comme un chercheur dans un laboratoire médico-légal criminel », a déclaré Haimi, 51 ans, près de son domicile dans le sud d’Israël cette semaine, un jour avant de repartir pour une autre fouille en Pologne. «Après tout, il s’agit d’une scène de meurtre ».

Après plus de cinq années de fouilles, Haimi a été en mesure de redéfinir le camp et a mis à jour des milliers d’articles. Il n’a rien trouvé à propos de sa famille, mais au milieu des dents, des morceaux d’os et de cendres qu’il a passé au crible, il a récupéré des bijoux, des clés et des pièces qui ont permis d’identifier certaines des victimes de Sobibor, autrefois anonymes.

La forte concentration de cendres a conduit à estimer que beaucoup plus de 250.000 juifs ont été effectivement tué à Sobibor.

«En raison de l’absence d’informations sur Sobibor, chaque petite parcelle d’information est importante« , a déclaré Haimi. « Personne ne savait où les chambres à gaz étaient. Les Allemands ne voulaient pas que quiconque sache ce qu’il y avait. Mais grâce à ce que nous avons fait, ils n’ont pas réussi ».

La découverte la plus touchante à ce jour, a-t-il dit, est une plaque d’identification gravée en métal portant le nom de Lea Judith de la Penha, une petite fille juive de 6 ans de Hollande dont le mémorial israélien Yad Vashem a confirmé l’assassinat dans le camp.

Haimi l’appelle le «symbole de Sobibor ».

« Les Allemands ne faisaient aucune discrimination. Ils ont tué des petites filles aussi », a-t-il dit. «Cette plaque a attendu 70 ans pour que quelqu’un la trouve ».

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A lire aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_d’extermination_de_Sobibor

Le camp d’extermination de Sobibór était un camp d’extermination nazi, situé au sud-est de l’actuelle Pologne, dans la voïvodie de Lublin, district de Włodowa, à l’orée d’une forêt de pins clairsemée, à 12 km au sud du village de Sobibór, au lieu-dit Stara Kolonia Sobibór. De mai 1942 à l’été 1943, les autorités allemandes y firent assassiner environ 250 000 Juifs. Comme les camps d’extermination de Bełżec et Treblinka, Sobibor entra en fonction dans le cadre de l’Opération Reinhard .